Mini Transat

Josep Costa Fah (431 – Tip Top Too), 21e PROTO à Santa Cruz de La Palma

Le skipper a franchi la ligne d’arrivée de la 1ère étape de La Boulangère Mini Transat ce vendredi 6 octobre à 18h24’03” (heure française). Il a mis 11 jours, 4 heures 46 minutes 03 secondes pour boucler cette première étape.

 

« Je suis content. Ça n’a pas toujours été facile, spécialement dans la pétole. Le point clé de la course s’est joué au large du Portugal. J’ai commis pas mal d’erreurs sur le plan stratégique pour ma part, mais la situation générale n’était pas facile. Nous avons d’ailleurs été nombreux à ne pas toujours faire les bons choix. J’ai hâte d’analyser un peu tout ce qui s’est passé. Reprendre la cartographie et voir ce qui s’est réellement passé sur l’eau entre les partisans de l’ouest et les autres. Je suis avant tout content d’être là. Ce que je vais garder spécialement en tête de cette première étape ? Je ne sais pas vraiment répondre à cette question. D’une manière générale, la course s’est bien passée pour moi. Je ne sais pas exactement encore où j’ai perdu du temps mais je suis plutôt content de ce que j’ai fait et de la manière dont j’ai navigué. Je n’ai pas pris autant de plaisir que je l’espérais car j’ai été un peu nerveux à cause de mes problèmes d’électricité. Dès le premier jour, je me suis trouvé confronté à des problèmes de batteries. Je ne savais jamais dans quelle mesure elles étaient chargées ou non. C’est ce qui a été le plus difficile à gérer pour moi. Le reste, ça s’est bien passé même si dans le front, au cap Finisterre, ça a été bien costaud c’est vrai. C’est super d’être ici à La Palma !”

 

François Letissier (427 –  Birvidik), 22e PROTO à Santa Cruz de La Palma

Le skipper a franchi la ligne d’arrivée de la 1ère étape de La Boulangère Mini Transat ce vendredi 6 octobre à 18h33’20” (heure française). Il a mis 11 jours, 4 heures 55 minutes 20 secondes pour boucler cette première étape.

Arrivée Etape 1 – La Palma (ESP)

« Je suis content d’arriver mais ça aurait aussi pu continuer. Comme d’habitude, j’ai pris beaucoup, beaucoup de plaisir. J’ai aussi fait beaucoup de conneries. A la manœuvre, c’est encore très difficile. Je n’ai plus mes 30 ans ! Physiquement, c’est dur. On a eu du vent au cap Finisterre mais aussi lors des deux deniers jours. Hier soir, j’avais 25 nœuds. C’était magnifique, extraordinaire ! Je n’ai rien cassé et ça, c’est super. Comme toujours, il y a cette grosse frustration de passer à côté de choses merveilleuses quand on est en course. On ne veut quand même pas arriver après tout le monde, alors on s’investit complètement. Même le plaisancier du dimanche, quand il voit une voile à l’horizon, il borde pour la rattraper. J’ai vu un petit peu de dauphins mais aucun mammifère. J’ai aussi assisté à des couchers et des levers de lune fabuleux mais on ne prend pas assez le temps de les regarder. Une chose aussi, c’est que le rapport au temps n’est pas du tout le même en course qu’en croisière. Il n’y a jamais de moments de temps libre. Le temps passe très vite. Les journées passent très vite. On ne trouve pas le temps long en mer. On n’a pas de nuit et de jour, finalement. J’ai aimé ce voyage »

 

Romain Gautreau (814 –  Solidarités International), 23e PROTO à Santa Cruz de La Palma

Le skipper a franchi la ligne d’arrivée de la 1ère étape de La Boulangère Mini Transat ce vendredi 6 octobre à 19h47’23” (heure française). Il a mis 11 jours, 6 heures 6 minutes 23 secondes pour boucler cette première étape.

Arrivée Etape 1 – La Palma (ESP)

« Je suis bien content d’arriver. On a eu pas mal de moments où il n’y a pas eu de vent. Après on a pris un gros front avant de retrouver de petits airs puis d’envoyer dans les alizés. C’était cool mais la fin, c’était l’enfer, vraiment ! Pour moi, ce qui a été le plus dur, c’est que je n’avais pas bien anticipé le fait que les journées étaient assez courtes et les nuits très longues. Du coup, j’ai manqué d’énergie sur le bateau. J’ai eu de gros problèmes d’électricité sur quasiment toute la course. J’ai beaucoup barré et pas beaucoup dormi. J’ai aussi mon aérien qui s’est mis à déconner. Ça a été les deux trucs un peu difficiles à gérer lors de cette première étape mais sinon, dans les alizés, c’était génial. Ça envoyait ! Franchement, c’était cool. C’était chouette d’être en mer ! Je suis très content d’être là, vraiment ! »

 

Jean-Baptiste De Sansonetti (335 –  Atlantique Solutions), 24e PROTO à Santa Cruz de La Palma

Le skipper a franchi la ligne d’arrivée de la 1ère étape de La Boulangère Mini Transat ce vendredi 6 octobre à 21h39’08” (heure française). Il a mis 11 jours, 8 heures 1 minutes 8 secondes pour boucler cette première étape.

Arrivée Etape 1 – La Palma (ESP)

« La Mini Transat, c’est un truc de ouf ! Si vous ne savez pas quoi faire, je vous la conseille ! On passe par toutes les émotions mais on passe aussi par les meilleures donc ça vaut le coup ! On a tout eu, du pas de vent à un peu trop de vent. Le mec qui a joué avec le ventilateur a bien déconné ! (Rires) C’était trop bien. Franchement, je me suis régalé. Je resigne tout de suite ! Je suis content d’être arrivé mais je suis aussi pressé de repartir pour la deuxième étape. Cette épreuve, c’est vraiment le truc de rêve ! Pour ma part, je n’avais encore jamais quitté l’Europe et là, je déboule aux Canaries sur mon canot après onze jours de course : c’est un truc de malade ! Diego (Hervela) qui a aussi un vieux bateau, m’a bluffé, je l’avoue. Moi, j’ai essayé d’aller vite mais j’ai tout pété. J’ai les deux casques de safran fissurés, la barre qui a cassé le premier jour, des moignons d’outrigger… J’ai connu quelques galères mais ça fait partie du truc. On a un peu signé pour ça, sinon autant traverser en paquebot ! Le départ et l’accueil à l’arrivée restent les deux meilleures parties. C’est trop bien. Tous les gens qui t’aiment viennent voir ta pomme. C’est sympa et ça n’arrive pas tous les jours ! Dans l’immédiat, on va dormir un peu et après on va bricoler ! »

 

Thibault Chomard (624 –  Grand Ocean 624), 25e PROTO à Santa Cruz de La Palma

Le skipper a franchi la ligne d’arrivée de la 1ère étape de La Boulangère Mini Transat ce vendredi 6 octobre à 21h56’11” (heure française). Il a mis 11 jours, 8 heures 18 minutes 11 secondes pour boucler cette première étape.

Arrivée Etape 1 – La Palma (ESP)

« La course n’a pas bien commencé pour moi. J’ai perdu mon pilote deux heures après le départ. Ça ne m’a pas mis forcément en bonnes conditions pour démarrer la course. J’ai essayé de réparer pendant trois-quatre heures et, forcément, c’est parti devant. Heureusement, j’avais un vérin de « spare ». J’ai mis ça et j’ai fait la course en mode compas. Dès lors, c’est sûr que j’ai changé un peu d’objectif. J’ai malgré tout commencé à rattraper du monde puis j’ai fait une mauvaise option météo, comme beaucoup a priori. C’est dommage mais c’est comme ça, c’est la course. La voile, ça reste un sport mécanique. Ce n’est pas grave, il reste une deuxième étape.

Sur le plan météo, c’était complexe. J’ai parfois été un peu perdu. Je pensais être vraiment loin au classement mais on est quand même arrivé en gros tas. Il faut que je regarde la carto pour comprendre ce qu’il s’est passé. Je me projette déjà sur la deuxième étape mais dans un premier temps, je vais déjà devoir réparer quelques trucs. J’ai fait un énorme vrac à cause du pilote et du coup j’ai une bastaque qui a été sciée par la drisse de GV. J’ai ça et quelques conneries à réparer. Il y a un peu de taf mais ça va le faire ! »

 

Piers Copham (719 –  Voiles Des Anges), 26e PROTO à Santa Cruz de La Palma

Le skipper a franchi la ligne d’arrivée de la 1ère étape de La Boulangère Mini Transat ce vendredi 6 octobre à 23h17’22” (heure française). Il a mis 11 jours, 9 heures 39 minutes 22 secondes pour boucler cette première étape.

Arrivée Etape 1 – La Palma (ESP)

« La première moitié, mon bateau a décidé de prendre des petites vacances sur la côte portugaise, alors nous avons visité pendant trois jours. Ce n’était pas une bonne idée pour la vitesse, mais sinon c’était sympa ! Après ça, j’ai récupéré un peu de vitesse, jusqu’aux cinq dernières heures. Et puis « les anges » a eu besoin d’un petit peu de repos avant d’arriver ici ! Mais la course était superbe. C’est vraiment un apprentissage pour moi. Il y a deux ans, je n’avais aucune idée de ce que je faisais. Maintenant, je sais ce que je fais. C’est une grosse amélioration. Les conditions étaient différentes, mais cette fois j’ai vraiment pris du plaisir en essayant de faire des planifications. Je savais à chaque fois où je devais mettre le bateau. Il n’y a aucune comparaison avec la dernière fois.

Je ne suis pas très fatigué parce que j’ai été si long que j’ai eu du temps pour dormir ! (rires). Je suis content même si le résultat n’est pas bon. Je crois que j’ai progressé, mais je ne méritais pas de faire mieux parce que je ne me suis pas beaucoup entraîné avant. Je cherchais des sponsors à la place. Mais je suis content de ce que j’ai fait. Je pense que si on prend du plaisir, peut être que le résultat n’est pas si important. Et être sur l’eau avec un groupe comme celui ci, c’est tellement super ! »

 

Aurélien Dhervilly ( 429 –  XFRL6 cherche Propergol), 27e PROTO à Santa Cruz de La Palma

Le skipper a franchi la ligne d’arrivée de la 1ère étape de La Boulangère Mini Transat ce dimanche 8 à 3h28’55” (heure française). Il a mis 12 jours, 13 heures 50 minutes 55 secondes pour boucler cette première étape.

« Quel accueil incroyable ! Je suis vraiment heureux d’être là ! Ça a été une étape de fou. Je suis passé par 10 000 émotions, et notamment par la déception quand j’ai cassé le bout-dehors, douze heures après le départ. Il a fallu se remobiliser. J’ai eu des gens à Gijón qui m’ont aidé. Ça m’a remonté à bloc pour repartir. Il y a eu la solitude, aussi, avec de vrais moments de doute mais également de grand kiff. Je suis heureux d’arriver. Elle est incroyable cette course ! Elle est folle ! C’est génial, je suis juste heureux ! Après mon arrêt, c’était sûr qu’il ne fallait pas lâcher. Ça pouvait se réparer. Sans, ça aurait été compliqué parce que c’est sûr que ça limite énormément les performances du bateau. Pour moi, c’était important de repartir. Je ne venais pas pour la victoire. Je venais pour vivre une belle histoire et pour le moment, c’est assez fou. Au tout début, c’était chouette parce que j’étais avec Matthieu (Sapin) et ça m’a aussi aidé. Le fait de l’avoir perdu parce qu’il a ensuite eu d’autres soucis, en revanche, ça a été un peu le coup dur. Il a fallu se remobiliser mais ça a aussi été le moment où je suis rentré dans les alizés Portugais. Aujourd’hui, ça a été ma plus belle journée sur le bateau. Des dauphins, de la glisse, des poissons volants… Ça a été le pied total ! C’est dans des journées comme celle-là que l’on sait pourquoi on vient faire la Mini Transat ! Dans l’instant, on savoure, on fait un peu la fête et on est prêt à y retourner ! »

 

Franck Lauvray (346 – Alice), 28e PROTO à Santa Cruz de La Palma

Le skipper a franchi la ligne d’arrivée de la 1ère étape de La Boulangère Mini Transat ce dimanche 8 à 10h08’12” (heure française). Il a mis 12 jours, 20 heures 30 minutes 12 secondes pour boucler cette première étape.

« Topissime ! Au niveau des connections, c’était le top du top mais j’en ai un petit peu chié quand même. J’ai cumulé des petits problèmes techniques. J’ai perdu mon aérien après trois jours de nav’ et quand on est sous spi, c’est toujours un peu compliqué. J’ai aussi déchiré un spi. Malheureusement, c’est la vie mais autrement, rien d’extraordinaire. Ça s’est super bien passé à bord. J’ai été trop heureux en mer. C’est le kif total ! C’est une belle revanche après mon abandon, il y a deux ans. Je vais pouvoir décerner le prix du mille le plus cher à Federico (Sampei), malheureusement pour lui. Je comprends ce qu’il a vécu et ce n’est pas de chance pour lui. Pour ma part, je suis tellement content d’être arrivé jusqu’ici. C’est quand même le début de l’accomplissement de mon rêve d’il y a vingt ans ! C’est vraiment génial ! Franchement, j’ai adoré. Je me suis fait plaisir car je n’ai pas eu de conditions extrêmes où j’avais l’appréhension de me dire « si je reprends mon mât sur la gueule, c’est la misère ». Là, j’ai navigué « safe » mais en y allant correctement. J’étais dans le mode « faut aller au bout ». Qui va piano, va sano, c’était vraiment ça l’objectif.»